Des représentants des principales associations du secteur portuaire de la Baie d'Algeciras —AESBA, Ateia, le Collège des Agents des Douanes, Comport et la Chambre de Commerce— ont analysé avec l'Autorité Portuaire de la Baie d'Algeciras (APBA) les implications de l'application provisoire du nouveau traité sur Gibraltar, prévue pour le 10 avril 2026.
La réunion s'est tenue dans un contexte de préoccupation croissante parmi les opérateurs économiques du Port de la Baie d'Algeciras, qui réclament des informations détaillées et des garanties sur les conditions qui régiront les échanges commerciaux avec le Rocher une fois l'accord en vigueur. Face à la proximité de la date, les entrepreneurs ont exprimé leur inquiétude quant au manque de clarté sur les questions douanières qui affectent directement leur activité quotidienne.
Le secteur souligne qu'à ce jour, il n'existe pas l'infrastructure nécessaire ni les ressources humaines suffisantes dans les administrations concernées pour satisfaire aux exigences qui découleront du nouveau cadre réglementaire à partir de cette date. Plus d'une cinquantaine d'entreprises de transit et de représentants douaniers opérant dans le Port de la Baie d'Algeciras réclament une communication plus directe et détaillée sur les aspects de l'accord qui impactent leur opération quotidienne. Dans ce sens, les opérateurs économiques exigent la sécurité juridique et des garanties dans les échanges commerciaux avec Gibraltar.
L'inquiétude s'étend également au secteur des services aux navires, qui met en garde contre l'incertitude que génère le traité dans des domaines tels que les opérations d'approvisionnement des embarcations ou les changements d'équipage. Des entreprises basées dans la Baie d'Algeciras alertent que, tel qu'il est conçu, l'accord engendrera un désavantage compétitif pour le territoire espagnol par rapport à Gibraltar.




