Les personnes qui gouvernent des embarcations de plaisance destinées à la location devront disposer, à partir du 1er octobre prochain, d'un permis de navigation ou de la certification correspondante conformément à la législation en vigueur. Ce changement concerne également les embarcations à moteur de jusqu'à cinq mètres de longueur et une puissance nominale maximale de 15 CV, sans dispositif réducteur de puissance, qui pouvaient jusqu'à présent être gouvernées sans certification sous certaines conditions.
La Direction Générale de la Marine Marchande (DGMM), dépendant du Ministère des Transports et de la Mobilité Durable, a rappelé l'entrée en vigueur de cette modification, recueillie dans le Décret Royal 1188/2025, du 26 décembre. La norme modifie l'article 10 du Décret Royal 875/2014, du 10 octobre, qui régule les certifications nautiques pour la gouvernance des embarcations de plaisance.
La principale nouveauté consiste à différencier le régime applicable en fonction de l'utilisation de l'embarcation. L'exemption existante pour certaines unités de petite longueur n'est plus applicable lorsque celles-ci sont destinées à la location nautique et, par conséquent, exercent une activité commerciale.
Ainsi, ceux qui loueront une embarcation de plaisance incluse dans ces cas pour la gouverner par leurs propres moyens devront compter à partir d'octobre avec le permis ou la certification correspondante. Le Ministère lie la modification à la sécurité maritime et à la prévention des incidents et accidents liés aux embarcations utilisées en régime de location nautique. L'Administration estime que la formation et la certification des locataires de ces unités de moindre longueur peuvent contribuer à réduire ce type d'incidents.
Ce changement ne s'applique cependant pas aux embarcations équivalentes destinées exclusivement à un usage privé ou sportif. Dans ces cas, la possibilité de gouverner sans permis ou certification les embarcations de plaisance à moteur de moins de cinq mètres de longueur qui respectent les conditions prévues par la réglementation est maintenue.
Il en va de même pour l'exception concernant l'usage sportif des embarcations à voile de jusqu'à six mètres de longueur et pour la manipulation d'engins flottants ou de plage. Ces possibilités sont soumises à des limites de navigation : les embarcations et engins ne pourront pas s'éloigner de plus de deux milles nautiques du port, de la marina ou de la plage d'où ils ont quitté et leur utilisation devra se faire pendant la navigation diurne.
La modification qui commencera à s'appliquer le 1er octobre ne change pas le régime des motos nautiques. Ces unités étaient déjà exclues de l'exemption maintenant modifiée et continuent d'être soumises aux exigences de certification établies dans l'article 5 du Décret Royal 259/2002, du 8 mars.
En règle générale, pour gouverner une moto nautique, il est nécessaire de disposer d'un permis ou d'une certification. La réglementation prévoit cependant certaines exceptions de location dans lesquelles l'utilisateur n'a pas besoin de celle-ci. Il s'agit de la location à l'heure ou par fraction destinée à des excursions collectives en navigation, des excursions individuelles accompagnées par un moniteur ou à la navigation en circuit.
La Direction Générale de la Marine Marchande précise également le champ territorial dans lequel ce régime est applicable. Les dispositions du Décret Royal 875/2014 se limitent aux eaux dans lesquelles la DGMM a des compétences en matière d'organisation générale de la navigation maritime.
Conformément à la délimitation figurant dans la Loi 14/2014, du 24 juillet, de Navigation Maritime, ce champ comprend les navigations effectuées en eaux maritimes et en eaux intérieures maritimes accessibles aux navires depuis la mer, jusqu'au point où l'effet des marées devient sensible. Il comprend également les sections navigables des rivières jusqu'à l'endroit où des ports d'intérêt général existent.
En dehors de ces cas, la navigation en eaux continentales et intérieures non maritimes est soumise à la réglementation régissant le domaine public hydraulique et aux dispositions relevant du Ministère de la Transition Écologique, par l'intermédiaire de la Direction Générale de l'Eau ou des confédérations hydrauliques.
L'entrée en vigueur du nouveau régime affecte donc spécifiquement le marché de la location nautique d'embarcations de moindre longueur qui jusqu'à présent pouvaient être gouvernées sans certification sous les conditions prévues par la réglementation. À partir du 1er octobre, leur caractère commercial déterminera l'obligation pour la personne qui prend en charge la gouvernance de l'embarcation de disposer d'un permis de navigation ou d'une certification adéquate, tandis que les exemptions prévues pour certains usages privés et sportifs sont maintenues.