Singapour et le Brésil ont signé un mémorandum d'entente pour établir le Corridor maritime vert et numérique Singapour-Brésil (GDSC), une initiative destinée à développer la coopération entre les deux pays en matière de décarbonisation et de numérisation du transport maritime. L'accord a été signé le 28 août par le ministre des Transports de Singapour, Jeffrey Siow, et le ministre des Ports et Aéroports du Brésil, Tomé Franca.
Le corridor combinera les capacités des deux pays en matière d'énergie, de ports et de navigation maritime. Le Brésil dispose de ressources renouvelables et d'une capacité de production qui, selon l'Autorité maritime et portuaire de Singapour (MPA), pourraient être utilisées pour produire des combustibles marins avec des émissions de gaz à effet de serre nulles ou proches de zéro. Singapour, pour sa part, occupe une position centrale dans l'approvisionnement mondial en combustibles pour navires et possède un écosystème dédié au développement de nouvelles solutions pour le secteur maritime.
L'un des domaines inclus dans le mémorandum sera le développement de chaînes d'approvisionnement pour les combustibles marins alternatifs. La coopération prévoit de faire correspondre la capacité de production énergétique du Brésil avec les infrastructures et les opérations d'approvisionnement en combustible disponibles à Singapour. Pour le moment, les autorités n'ont pas communiqué quels combustibles précis seront utilisés, ni n'ont annoncé de routes, de projets pilotes ou de dates pour le démarrage des premières opérations.
La numérisation constitue le deuxième axe de l'accord. Singapour et le Brésil étudieront des mécanismes pour échanger des informations numériques entre leurs systèmes maritimes et portuaires dans le but d'améliorer les opérations liées au transport maritime et l'activité des ports. Les deux pays collaboreront également avec des entreprises du secteur dans la recherche, le développement et l'adoption de technologies maritimes émergentes.




