Le système portuaire d'État a clôturé l'exercice 2025 avec un chiffre d'affaires record de 1,351 millions d'euros, ce qui représente une augmentation de 4,7 % par rapport aux 1,290 millions comptabilisés en 2024, selon les données provisoires diffusées par le Ministère des Transports et de la Mobilité Durable. L'exécution budgétaire a atteint 101 %, plaçant les revenus consolidés du système portuaire à des niveaux historiques.
Le système portuaire d'État est composé de 28 autorités portuaires gérant 46 ports d'intérêt général, coordonnées par Ports de l'État, un organisme public dépendant du Ministère des Transports et de la Mobilité Durable.
Les résultats provisoires reflètent une évolution positive tant en termes de revenus que de rentabilité. Le résultat avant impôts s'est élevé à 349 millions d'euros, soit 4,2 % de plus que l'exercice précédent et 162,7 % par rapport au budget initial.
La croissance de l'activité portuaire et des revenus liés aux droits portuaires explique en grande partie l'évolution économique du système. Les droits d'utilisation, qui comprennent des concepts tels que le droit sur la marchandise, le navire et le passage, ont atteint 653 millions d'euros, avec une augmentation annuelle de 3,5 %. Cette rubrique continue d'être la principale source de revenus des autorités portuaires.
Pour sa part, le droit d'occupation a généré 349 millions d'euros, soit 3,4 % de plus qu'en 2024, tandis que le droit d'activité a atteint 162 millions d'euros, avec une croissance de 9,3 %.
En ce qui concerne les dépenses d'exploitation, les principaux postes correspondent aux amortissements de l'immobilisé, qui se sont élevés à 450 millions d'euros ; les services extérieurs, à 357 millions ; et les dépenses de personnel, qui se sont élevées à 336 millions d'euros.
Le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a atteint 664 millions d'euros à la clôture provisoire de 2025, ce qui représente une augmentation de 2,7 % par rapport aux 647 millions enregistrés en 2024. Le chiffre dépasse également de 21,3 % les 548 millions prévus initialement dans le budget.
Les données économiques reflètent en outre une augmentation des actifs du système portuaire. L'actif non courant a augmenté de 375 millions d'euros, atteignant 13,398 millions à la clôture provisoire de l'exercice. L'actif courant s'est élevé à 265 millions d'euros.
L'endettement total à court et à long terme a atteint 1,114.6 millions d'euros, ce qui représente une légère réduction de 1,2 millions par rapport à l'exercice précédent. Selon le Ministère, cette évolution permet de maintenir les niveaux de stabilité financière du système portuaire d'État.
En termes de rentabilité, l'ensemble du système portuaire a atteint provisoirement une rentabilité annuelle agrégée de 2,96 %, légèrement supérieure à celle obtenue en 2024 et 2023. Le chiffre reste au-dessus de l'objectif de rentabilité annuelle fixé à 2,5 % pour l'ensemble des autorités portuaires.
Depuis les Ports de l'État, on considère que ces résultats permettent de garantir le principe d'autosuffisance économique inscrit dans le cadre juridique portuaire et de faire face au programme d'investissement prévu pour les prochaines années.
Dans ce contexte, le Ministère des Transports positionne le programme Horizon 2030 comme le principal axe d'investissement du système portuaire d'État. Le plan prévoit des actions publiques d'une valeur de 7,000 millions d'euros destinées aux infrastructures, à la durabilité environnementale, à la transition énergétique, à la connectivité terrestre et à la numérisation.
Selon les Transports, ce programme constitue un second grand cycle d'investissement des ports espagnols après celui développé durant la première décennie du XXIe siècle. En plus des actions liées aux extensions et aux infrastructures logistiques, le nouveau cadre d'investissement accorde une importance croissante aux projets liés à la décarbonisation, à l'efficacité énergétique et à la modernisation technologique des installations portuaires.
L'évolution économique enregistrée en 2025 coïncide avec un contexte de consolidation du trafic portuaire et d'adaptation des autorités portuaires aux nouveaux critères réglementaires et environnementaux promus à la fois par l'Espagne et par l'Union européenne.
