Le Port de Barcelone a participé la semaine dernière à la 50e session du Comité de Facilitation (FAL50) de l'Organisation Maritime Internationale (OMI), où il a joué un rôle clé dans la présentation du nouveau Port Call Optimisation Guide, un guide de référence international destiné à améliorer l'efficacité et la coordination des escales des navires dans les ports.
La présentation a été assurée par Ingrid Boqué, directrice des Relations Institutionnelles du Port de Barcelone, en tant que présidente du Comité Technique de Collaboration des Données de l'International Association of Ports and Harbors (IAPH). La session a été partagée avec Patrick Verhoeven, directeur général de l'IAPH, et Ben van Scherpenzeel, représentant de l'International Harbour Masters' Association (IHMA) et du Port de Rotterdam.
Le nouveau guide rassemble les meilleures pratiques et directives pour progresser vers une gestion plus efficace, prédictive et collaborative des opérations portuaires. Il s'agit d'une initiative conjointe entre l'IAPH et l'IHMA qui vise à standardiser les données de base des escales portuaires, afin de permettre leur optimisation et de mettre fin à des décennies de fragmentation et de désalignement dans l'échange d'informations entre les différents acteurs de la chaîne maritime-portuaire.
« La présentation du Port Call Optimisation Guide à l'OMI est une étape importante pour avancer vers des escales portuaires plus efficaces », a déclaré Boqué, qui a indiqué que l'initiative bénéficie de l'appui de 40 organisations maritimes, y compris les principales ONG du secteur maritime représentées à l'OMI. « Depuis le Port de Barcelone, nous promouvons la coopération internationale et l'établissement de directives partagées comme outils clés pour améliorer la performance du système maritime mondial, tout en garantissant la sécurité et la confiance dans un environnement de plus en plus numérisé », a ajouté la dirigeante.
Dans le cadre de la même réunion, Boqué a également pris la parole lors de la session plénière du Comité FAL pour présenter les directives de cybersécurité pour les technologies émergentes publiées par le comité de travail de l'IAPH qu'elle préside depuis l'année dernière. Dans son intervention, elle a souligné l'importance de garantir la sécurité dans un contexte de digitalisation croissante du secteur maritime et portuaire, un domaine où l'adoption de nouvelles technologies s'accompagne de risques nécessitant des cadres réglementaires et des protocoles partagés à l'échelle internationale.
L'optimisation des escales portuaires est devenue l'une des priorités du secteur maritime mondial, car la coordination entre les différents acteurs impliqués — autorités portuaires, capitaineries maritimes, exploitants de terminaux, compagnies maritimes, pilotes et services auxiliaires — est déterminante pour réduire les temps d'attente des navires, diminuer la consommation de carburant et les émissions associées, et améliorer la productivité des infrastructures portuaires. La standardisation des données relatives aux escales constitue une condition préalable pour que les plateformes numériques puissent offrir des informations fiables et en temps réel à tous les participants de la chaîne logistique.
