Le Comité d'Innovation du Port de la Baie d'Algeciras a tenu le jeudi 26 mars une nouvelle session de travail dans le Bâtiment de R&D+i de la Fondation Campus Technologique d'Algeciras (FCTA), une rencontre qui a permis de faire le point sur la deuxième année d'activité du groupe, de présenter des solutions technologiques nées dans l'environnement portuaire d'Algeciras et d'ouvrir un débat collectif sur les opportunités et les risques que présente l'intelligence artificielle dans l'industrie logistique-portuaire.
Le choix du siège a permis aux participants de découvrir de première main les capacités de la FCTA. Jesús Verdú, coordinateur de la fondation, a détaillé le rôle joué par l'entité dans le développement économique et technologique de la région, ainsi que son portefeuille de services et les espaces spécialisés qu'elle met à la disposition des entreprises et des chercheurs.
Jesús Medina, chef du Département de Développement Technologique de l'APBA et président du Comité, a été chargé d'ouvrir la journée avec une évaluation des résultats obtenus lors de cet exercice. Medina a mis en avant les initiatives d'innovation conjointe mises en place et le niveau croissant de collaboration entre les acteurs de l'écosystème portuaire. De plus, il a tracé les grandes lignes du plan de travail pour 2026, dans lequel le Comité assumera un rôle central dans le renouvellement de la Stratégie d'Innovation de l'APBA, un processus qui marquera les priorités technologiques de l'Autorité Portuaire dans les prochaines années.
La session a donné lieu à la présentation de deux nouvelles adhésions au Comité : Agsa-Partida, qui s'intègre en tant que membre titulaire, et Telefónica, qui y participe en tant qu'expert-conseil. Ces deux intégrations élargissent la base de connaissances du groupe et reflètent l'intérêt croissant du tissu entrepreneurial à participer aux processus d'innovation du port.
Un des blocs les plus remarquables de la journée a été la section dédiée aux innovations développées dans l'écosystème algecireño. Carlos Navas, ingénieur en automatisation et développement de TTI Algeciras, a présenté le système de rendez-vous pour l'accès des camions au terminal, une solution numérique récemment déployée qui ordonne et facilite le flux de véhicules lourds dans les installations de l'opérateur. Ensuite, Fernando González et Ismael Rivera, responsable de l'ingénierie et ingénieur logiciel senior de Maersk Technology, ont présenté un assistant basé sur l'intelligence artificielle qu'ils ont développé en interne pour optimiser les communications entre la compagnie maritime et les terminaux. Les deux présentations ont offert des exemples concrets de la manière dont la transformation numérique pénètre les opérations quotidiennes du port et génère des avantages concurrentiels pour la communauté portuaire.
Le programme a également inclus une mise à jour sur le Centre d'Entrepreneuriat Numérique du Port d'Algeciras, une initiative axée sur la logistique portuaire et promue par le Conseil d'Andalousie dans le cadre du programme Mission Andalousie. Dans ce cadre, trois projets d'entreprises basés sur la technologie avec des applications directes dans le secteur ont pris la parole : Víctor Manuel Díaz, fondateur de SonaGrid, startup liée au programme Misión Andalucía ; Manuel Muñoz, PDG de Surcontrol ; et Oumnia Chaara, PDG de Chaara App, une PME issue d'un spin-off de l'Université de Cadix. Les trois ont exposé leurs propositions et les possibilités d'application de leurs technologies dans l'environnement portuaire et logistique.
Ensuite, l'état des propositions que l'APBA et les membres de son écosystème ont mobilisées — y compris celles soutenues par le Comité lui-même — a été examiné dans le cadre du quatrième appel à projets du Fonds Ports 4.0, le programme d'innovation promu par Ports de l'État.
La journée s'est clôturée par une dynamique participative consacrée à l'intelligence artificielle appliquée au secteur logistique-portuaire. Le débat a réuni les participants autour des priorités stratégiques pour l'adoption de cette technologie, les barrières qui freinent son implantation, les risques liés à sa gouvernance et les cas d'utilisation avec le plus grand potentiel dans l'exploitation portuaire. La discussion a mis en évidence aussi bien l'intérêt de l'écosystème algecireño à intégrer ces outils que la nécessité d'aborder des questions réglementaires et de gestion des données avant de procéder à des déploiements à grande échelle.
